
Le brevet du luthéal, déposé par le belge Georges Cloetens en 1919, le décrit comme un « dispositif permettant de modifier les sons produits par tout instrument à cordes touché par clavier ». Par conséquent, ce mécanisme composé de plusieurs pièces de métal, installé sur un piano à queue en modifie complètement le timbre. Le luthéal dispose de quatre registres appelés clavecin, harpe, luth et cymbalum. La version originale du Tzigane de Ravel a été écrite pour piano luthéal. C’est ce curieux dispositif, ancêtre du piano préparé, que nous vous proposons de découvrir.
Maurice Ravel, « Tzigane », rhapsodie de concert pour violon et luthéal (1924)
Eugène Ysaÿe, sonate n°3 en ré mineur, pour violon solo Op. 27/3 (1923)
Sergei Rachmaninoff, deux « Morceaux de salon » Op. 6 (1893)
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Florian Noack, luthéal / Maya Levy, violon
20€ / 17€ (+65 et -25) / 10€ (ESAHR)